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La fièvre des tablettes s’empare de l’Algérie

dLa fièvre des tablettes s’empare de l’Algérie

Depuis quelques semaines, le marché algérien des tablettes numériques semble connaître une expansion sans précédent. Qu’en est-il vraiment de cette “fièvre des tablettes”, et quelle est le lien entre l’augmentation des ventes et l’arrivée de la 3G ?

Il est à peine 9 H et déjà la foule se presse devant le magasin Ooredoo de l’avenue Didouche-Mourad, située à Alger-centre. Comme tous les jours depuis plus d’une semaine, des centaines de personnes attendent patiemment de pouvoir rentrer dans la boutique de l’opérateur téléphonique. Le mot « tablette » est sur toutes les bouches. La raison de ce soudain engouement ? Une promotion exceptionnelle proposée par Ooredoo jusqu’au 2 juillet prochain : une tablette offerte pour l’achat d’une offre 3G prépayée.

Des passants, étonnés, interrogent les acheteurs. À l’annonce de l’offre, certains s’arrêtent et viennent grossir la foule. D’autres, plus dubitatifs, passent leur chemin. Un homme s’exclame, atterré : « C’est sérieux ?! » Oui, très sérieux : la fièvre des tablettes s’est emparée des Algérois.

Un marché en pleine expansion

Depuis le lancement de la 3G en Algérie, le marché des tablettes a connu une expansion sans précédent. Le phénomène est trop récent pour être documenté statistiquement, mais il est constaté par tous les vendeurs. Redouane, vendeur au show-room Condor, le confirme : « depuis l’apparition de la 3G, il y a eu un boom des ventes de tablettes. C’est un marché extrêmement prolifique en ce moment. »

Mais quel rapport peut-il bien exister entre la 3G et l’augmentation des ventes de tablettes. Une étudiante rencontrée devant le magasin Ooredoo semble détenir la réponse. Si elle souhaite acquérir une tablette, « c’est pour la connexion internet» confie-t-elle. « Pour aller sur Facebook, » ajoute-t-elle avec un sourire. Comme la plupart des Algérois, elle possède un ordinateur. « Mais avec la 3G, la tablette acquière un avantage supplémentaire, » précise-t-elle. « On peut désormais se connecter partout, tout le temps», se réjouit notre interlocutrice.

La possibilité de se connecter facilement à Internet est également mise en avant par Saïd, vendeur chez Djezzy. « Les clients achètent des tablettes principalement pour se connecter à Internet, mais aussi pour regarder des films et prendre des photos, » explique-t-il.

Une gamme de produits diversifiée

L’avènement de la tablette en Algérie n’est donc pas le signe d’une révolution informatique majeure. Tout simplement, elle permet un accès facilité à des technologies existantes. Mais si l’utilisation est globalement identique chez tous les heureux détenteurs de tablettes, les choix d’achat varient en fonction du profil. « Les connaisseurs achètent la tablette Samsung, les débutants la tablette Condor, » explique-t-il. « Les premiers veulent un système d’exploitation rapide et performant, alors que les seconds décident surtout en fonction du prix ».

Or, les prix des tablettes varient du simple au double. Une tablette 10’’ de la marque Condor coûte 13900 DA. Pour un produit similaire, il faut débourser 44000DA chez Samsung. Redouane a une explication simple pour cette énorme différence. « La variation du prix n’a rien à voir avec la qualité, » assure-t-il, « elle est surtout liée à la marque. La preuve, les tablettes Condor et Samsung utilisent le même système d’exploitation, Androïd. Et c’est la même chose avec l’I-Pad, son prix n’est que le reflet de la valeur de la marque Apple ».

Mais tout le monde n’est pas du même avis. Une Algéroise parlait récemment d’une de ses amies qui avait acheté un I-Pad pour elle et une tablette Condor pour sa petite fille : « La qualité n’est vraiment pas la même. On peut comparer une tablette Condor et une tablette Samsung, mais toutes les deux n’ont rien à voir avec la rapidité, la facilité d’usage et la résolution d’un I-Pad», explique-t-elle.

En attendant, ce sont aujourd’hui les tablettes Ooredoo qui font un tabac. Les nouveaux propriétaires, le sourire aux lèvres, peinent à se frayer un chemin jusqu’au trottoir. À leur sortie, ils font l’objet de nombreux regards envieux. La frénésie ne fait que commencer.

source : focus-algerie.com

 

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