Carrefour retourne en Algérie

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Carrefour ouvrira un hypermarché à Alger d’ici la fin du premier semestre, selon l’agence Reuters. Le magasin sera géré par une coentreprise détenue à 70 % par Carrefour Tunisie et à 30% par l’Etat algérien, selon la même source.

Six ans après son retrait du marché algérien, le groupe français de grande distribution compte y retourner, dans le cadre de sa stratégie de déploiement sur le marché africain dans le souci de compenser son déficit dû à la faiblesse de la croissance européenne.

Carrefour a choisi de s’y implanter via des contrats de franchise avec des opérateurs locaux. Ces contrats limitent cependant les investissements, qu’il réserve à ses magasins en Europe, au Brésil et en Chine en considérant ainsi le continent africain comme un simple débouché pour gonfler son chiffre d’affaires en se réservant de tous investissements productifs.

En 2006, Carrefour s’était implanté en Algérie en association avec le groupe Arcofina, propriété de l’homme d’affaires Abdelwahab Rahim, en vue de créer des hypermarchés à travers le territoire national, mais l’expérience s’est soldée par un gros échec en 2009.

Les deux parties n’ont pas tenu leurs engagements car sur les 18 hypermarchés prévus dans le contrat, il y en a eu seulement un. Qui plus est, il ne répondait pas aux aspirations des simples consommateurs de par son emplacement et son contenu. Ainsi, la quasi-totalité des produits commercialisés par le grand distributeur français à l’époque (produits agroalimentaires, fruits et légumes et produits d’hygiène), étaient fabriqués localement à des prix exorbitants.

Aussi, les consommateurs préféraient aller dans les superettes du quartier ou l’épicier du coin pour s’approvisionner. Quant aux électroménagers, vaisselle et équipements informatiques, leurs prix se rapprochaient de celui des magasins et parfois ils étaient nettement plus chers. D’ailleurs, le pavillon de ces produits, situé au deuxième étage du magasin, a fermé bien avant le départ de Carrefour.

Ce nouveau retour étudié, motivé par l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages algériens après la revalorisation des salaires dans la fonction publique apportera-t-il un plus pour le consommateur moyen et pour l’économie nationale en termes de création d’emplois et de richesse, ou sera-t-il une simple tentative de rente pour contrebalancer la faible croissance de la zone euro.

A vrai dire, la présence de nouveaux groupes de distribution étrangers en Algérie et précisément dans la capitale s’avère « inutile », comme l’atteste un membre de l’UGCAA (Union générale des commerçants et artisans algériens).

« Je ne vois pas l’intérêt de leur présence à Alger, d’autant que le marché algérien est fortement dominé par les petits commerces. De plus, ce n’est pas les grandes surface qui manquent, il y a déjà la présence de Numidis,filiale agroalimentaire Cevital, en plus des grandes surfaces de Ardis », a-t-il constaté.

source : algerie360.com

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