La fripe à défaut de neuf : Aïd approche avec son flot de dépenses

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La moyenne des dépenses vestimentaires per capita était de 9900 DA /an.

Les deux fêtes annuelles, Aïd El Fitr et Aïd El Adha, sont synonymes de dépenses «incontournables» faites souvent pour satisfaire les tout petits avec l’achat d’effets vestimentaires tout neufs pour les chérubins de la classe moyenne et celle défavorisée pour la première, et le Sacrifice du mouton, dont le prix est toujours hors de portée, pour le second.
L’Aïd El Fitr approche donc avec son flot de dépenses vestimentaires, les spéculations des marchands, la triche dans la qualité des vêtements…La famille algérienne à revenu modeste appréhende négativement cette date pour les dépenses qu’elle occasionne juste après un pénible mois de Ramadhan, synonyme lui aussi de dépenses alimentaires incontrôlées. Sans la «fripe», qui soulage quelque peu les nombreux ménages algériens à revenu modeste, ces derniers dépensent annuellement une moyenne de 8% de leur budget pour acheter des vêtements et des chaussures. Ainsi, la famille algérienne y consacre annuellement un montant moyen de plus de 58.000 DA. Ces chiffres, qui représentent une «juste» moyenne de cette catégorie de dépenses, ont été communiqués à l’APS par le directeur chargé des statistiques sociales et des revenus à l’ONS, Youcef Bazizi qui fait état des résultats d’une enquête réalisée par l’Office qu’il préside.
L’ONS relève une dépense mensuelle moyenne par famille de 4835 DA, alors que la dépense moyenne par tête était de 9900 DA, précisent les résultats de cette enquête. En 2011, les dépenses des ménages en matière d’habillement et de chaussures ont atteint un montant global de 363,5 milliards de DA, indiquent les résultats d’une récente enquête de cet Office.
L’habillement, hommes et femmes, représente chacun une part de 26,64% du montant global de la dépense moyenne annuelle par tête, suivis par celui de l’enfant pour 13%, la chaussure hommes pour près de 10%, la chaussure femmes pour 6,9% et la chaussure enfant et bébé pour 5,48%.
Il est intéressant de constater, à partir des chiffres de l’ONS, que le citadin voit sa dépense annuelle globale en matière d’habillement et chaussures s’établir à 261,87 milliards DA (72%), contre 101,63 md/DA (28%) en milieu rural. Bazizi qui est également superviseur de cette enquête, indique que cette différence est due au taux d’urbanisation plus important qu’en campagne. Les deux pôles de dépenses les plus importants sont l’habillement et les chaussures. Les vêtements homme et femme engloutissent 53% du budget, le reste (47%) concerne les enfants et les bébés.
Selon l’enquête, la part allouée aux vêtements est plus importante chez les femmes citadines aussi bien par rapport aux hommes de la ville qu’aux femmes rurales. Il est aussi indiqué que pour la chaussure, le total des dépenses de la gent masculine a été de 36,2 milliards DA (10%), les femmes 25 md/DA (6,9%) et près de 20 md/DA (5,5%) pour les enfants et les bébés.
La dépense pour l’habillement a presque triplé cette dernière décennie (2000-2011) au niveau national, passant de 132 milliards DA en 2000 à 363,5 md/DA en 2011. En milieu urbain, la dépense dans ce secteur est passée de 88,2 md/DA à 261,8 md/DA. En milieu rural, une évolution similaire est constatée, puisque la dépense est passée de 43,7 md/DA à 101,6 md/DA.
La dépense mensuelle moyenne par ménage a, quant à elle, doublé en atteignant 4835 DA en 2011 contre 2377 DA en 2000. L’enquête relève que les ménages qui habitent dans des constructions précaires dépensent moins au niveau national avec 4119 DA/mois. La dépense la plus faible, qui est de 3162 DA/mois, est enregistrée dans le milieu rural chez les ménages qui vivent dans des chalets, des tentes et d’autres types de construction.
La dépense mensuelle moyenne des ménages augmente avec le nombre de membres occupant un emploi, fût-il provisoire. Elle est passée de 3313 DA dans une famille sans aucun «occupé» à 6455 DA dans un ménage avec trois membres «occupés» et plus. L’enquête nationale sur les dépenses de consommation et le niveau de vie des ménages réalisée en 2011, a duré une année sur le terrain, afin de prendre en charge les effets de saisonnalité de la consommation. Elle a concerné 900 produits et a porté sur un échantillon de 12.150 ménages ordinaires.

source : quotidien l'expression

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