Plages: les instructions ignorées, les « gros bras » font payer les estivants

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Des paroles – ou des instructions – en l’air. Le feuilleton de la concession des plages, restée problématique, et cacophoinique durant plusieurs semaines n’aura-t-il finalement servi à rien ? En dépit des « multiples » instructions de la wilaya d’Alger, mais surtout des Ministères de l’Intérieur et du Tourisme attestant de la gratuité des plages, les « squatteurs » réinstallent leurs parasols et dictent leurs lois, au grand dam des estivants qui déplorent l’absence des autorités et leur « manque de sérieux ».

Dans les plages algériennes, algéroises ou autres, les « gros bras » font payer le parking, les frais des parasols et des mobiliers. Tel est le constat fait par le quotidien El Khabar, deux jours après la fête de l’Aïd El Fitr et le mois de ramadan.

Dans la wilaya de Boumerdès, plusieurs jeunes squattent les espaces adjacents aux plages de la ville, « aménageant » de manière illégale une aire de parking. Selon ce quotidien arabophone, certains jeunes ont même été « verbalement » chargés par les mairies de la gestion de ces lieux. Ces squatteurs ne manquent pas d’imposer par la force les frais de stationnement aux estivants.

La même pratique est répandue dans les autres plages de Boumerdès, boudant les instructions de l’Intérieur. Certaines plages, qui devraient être gratuites se retrouvent concédées par les mairies à des concessionnaires privés, qui, en plus, ne respectent pas le cahier des charges imposé par le ministère du Tourisme, a rajouté la même source.

La wilaya de la capitale n’échappe pas non plus aux squatteurs. Les estivants aux plages algéroises, certainement les plus « concernées » par les instructions, d’abord du wali Abdelkader Zoukh, ensuite du ministère des Collectivités Locales, ont eux aussi constaté la présence de plagistes, qui demandent « leurs dus ».

Des familles et des visiteurs, rapporte le quotidien El Watan, ont payé, « par ignorance ou de peur d’éventuels actes de sabotage » jusqu’à 1.000 Da de frais. Certains estivants, informés des instructions de la wilaya, ont refusé de payer le moindre dinar, face au mécontentement des squatteurs, repartis « bredouille ».

Les plages de la wilaya de Tipaza ne font pas exception. Des plagistes tentent aussi de forcer les visiteurs à s’acquitter de 100 Da pour le stationnement. Sur le sable, les squatteurs implantent leurs parasols et mobiliers, occupant toutes les bandes des plages, exigeant des prix allant de 200 à 600 Da.

Des exceptions qui font ravir les estivants

Contrairement aux autres wilayas, Oran et certaines de ses plages étaient épargnées des transgressions des instructions ministérielles. Les estivants pouvaient, selon le quotidien El Khabar, planter leurs parasols à leur gré sans être perturbés par les squatteurs.

Les plages des wilayas de Mostaganem et Aïn Temouchent faisaient aussi exception. L’accès à plusieurs plages de ces villes étaient gratuit, note la même source.

A Aïn Temouchent, des agents de sécurité ont été chargés de veiller à l’application des nouvelles lois. A Mostaganem, l’accès aux plages était symboliquement fixé à 20 Da.

source : huffpostmaghreb.com

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