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Rentrée scolaire 2015-2016: Combien ça coûte ?

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Qu’il s’agisse de l’habillement, du tablier, l’achat du cartable et des fournitures scolaires, les parents seront soumis à forte épreuve. Ils devront dépenser de manière à contenter les goûts, voire les caprices de leurs enfants tout en réalisant des économies et en choisissant des articles et vêtements aux prix abordables et de bonne qualité. Outre celles liées à l’acquisition de tablettes et la connexion à Internet, de telles dépenses peuvent représenter l’équivalent d’un salaire moyen, voire le double.

 

Ce qui suffira peut-être pour une famille de deux enfants, mais qui risque d’être difficile dans le cas d’une famille nombreuse. Certes, des astuces existent pour réduire le coût des vêtements et des articles scolaires, outre le fait que l’Etat algérien est assez généreux, prenant en charge de manière conséquente certains frais. Cela étant, la rentrée scolaire 2015-2016 sera aussi coûteuse, dispendieuse que les rentrées précédentes, dans un contexte financier national très inquiétant, même si aucune restriction importante n’est annoncée.

Première rentrée: Un minimum de 10 000 dinars pour s’assoir sur le banc de l’école

C’est sa première rentrée scolaire. Votre fille ou votre garçon foulera pour la première fois de sa vie le sol de l’école et s’assiéra sur le banc de sa classe.

Le nouvel élève mettra à cette occasion des vêtements neufs. Selon les goûts, les désirs, la mode ou le souci d’épater, et en fonction des origines sociales et des revenus des parents, une tenue complète standard (une robe ou un pantalon, généralement un pantacourt, un tee-shirt, des sandales ou une paire de baskets) devrait coûter en moyenne entre 4 000 et 5 000 dinars.

Il faudra également un nouveau tablier, bleu pour les garçons et rose pour les filles, pour lequel les parents devront dépenser entre 400 et 1 400 dinars, selon la qualité et les moyens financiers. Egalement indispensable, le cartable ou le sac à dos dont les prix varieront selon les mêmes critères et en fonction de la qualité, le modèle et l’origine (locale ou importée) entre 700 dinars, 1 000 dinars à 6 000 dinars, voire 8 000 dinars.

Outre le contenant, les parents devront prévoir une moyenne de 4 000 dinars, selon les mêmes critères de qualité, origine et goûts, pour l’achat des articles scolaires (cahiers, stylos, règles…..). Un coût qui a augmenté d’environ 20% par rapport à l’année dernière.

Sans prendre en compte les fournitures de fantaisie, les accessoires de mode et le coût des manuels scolaires, de l’ordre de 800 dinars, une rentrée, première, qui sera coûteuse, nécessitant un budget à hauteur de 10 à 15 000 dinars, voire davantage.

Ce qui s’avère problématique dans le contexte actuel, marqué par l’amenuisement du pouvoir d’achat du citoyen lambda.

Enseignement et travaux scolaires: Quand le virtuel devient nécessaire

L’enseignement scolaire change, adopte de nouvelles formes. Certes, les cours restent encore dispensés par les enseignants dans les établissements des différents paliers d’enseignement.

L’enseignant, le tableau, l’usage du stylo et du crayon, le livre sont encore indispensables dans les salles de classes pour transmettre le savoir. Néanmoins, de nouveaux modes d’instruction se développent en Algérie. Au-delà du recours aux cours particuliers, aux cours de soutien, une pratique de plus en plus étendue mais tout aussi lucrative (le tarif moyen avoisinant les 2 000 dinars par élève par semaine), l’utilisation des technologies de l’information et de la communication devient davantage indispensable.

En complément à l’enseignement oral et par les manuels, l’utilisation des téléphones dits intelligents, des tablettes et autres microordinateurs portables se répand. Au-delà des jeux et usages ludiques et artistiques, les tablettes deviennent des supports nécessaires pour l’enseignement, l’apprentissage, la recherche et la vérification d’informations, la rédaction des exposés et devoirs scolaires.

L’utilisation des mobiles ou des PC personnels dans les maisons et la fréquentation des cybercafés et autres espaces multimédias sont devenues également incontournables pour les élèves, parfois sur exigence des enseignants. Accompagnés ou non par leurs parents, les enfants se connectent à Internet de manière régulière et même chaque jour pour apprendre, résoudre des problèmes mathématiques ou scientifiques, rédiger et/ou imprimer des exposés. Ainsi, l’enseignement virtuel se développe même s’il représente un coût financier assez important pour les parents.

En prenant en compte le coût de la tablette (dont le prix varie selon l’origine et les caractéristiques entre 10 000 dinars et 100 000 dinars), la durée et le prix de la connexion à Internet et autres frais, le virtuel s’avère assez dispendieux mais constitue néanmoins un impératif.

EDUCATION: L’État participe généreusement

La générosité de l’Etat algérien est manifeste dans le domaine de l’éducation nationale. Un secteur où l’Etat investit depuis l’indépendance dans la réalisation des infrastructures scolaires, le développement de l’encadrement.

Outre l’accès gratuit aux établissements d’enseignement public, l’Etat dispense plusieurs aides directes et indirectes à ce secteur. Ainsi, ce dernier bénéficie annuellement d’une enveloppe budgétaire conséquente (plus de 746 milliards de dinars au titre du budget de fonctionnement 2015), la seconde après celle accordée à la Défense nationale. Des sommes importantes en termes d’autorisations de programmes et crédits de paiements sont accordées à ce secteur (plus de 477 milliards de dinars au titre de la loi de finances 2015 quoique la loi de finances complémentaire ait prévu plus de 432 milliards de dinars).

Outre l’importante revalorisation salariale accordée durant les dernières années, les enseignants bénéficient de plusieurs avantages sociaux et économiques (facilitations pour l’accès au logement….). Comme l’Etat soutient de manière plus ou moins directe le transport scolaire, la santé scolaire et la restauration notamment, sans omettre les aides indirectes au titre de la subvention de l’énergie et des carburants. En outre, la confection des manuels scolaires est prise en charge par l’Etat qui alloue annuellement une enveloppe de l’ordre de 6,5 milliards de dinars, un soutien en fait du prix.

Notons que 4 millions d’élèves de familles démunies bénéficient de la gratuité du manuel scolaire, outre l’octroi de primes de scolarité spécifiques à 36% des effectifs scolaires. De fait, l’Etat reconduit les mesures de solidarité nationale qu’il a décidées depuis de longues années. Cela étant, la baisse conséquente des revenus du pays et la nécessité de rationaliser les dépenses n’a pas d’effet patent sur le secteur de l’éducation nationale.

Outre le maintien de l’encadrement, le paiement des salaires et la prise en charge des frais, indemnités et autres dépenses, la réalisation et ou réhabilitation des infrastructures d’enseignement a été poursuivie et de nouvelles unités sont déjà réceptionnées.

Certes, la mise en œuvre d’une nouvelle revalorisation salariale n’est pas évoquée dans le discours officiel, au-delà des desiderata des différentes organisations syndicales. Néanmoins, la gestion financière du système d’éducation nationale ne semble pas pâtir d’importantes restrictions budgétaires.

Quelques astuces pour acheter moins cher

Des vêtements, des fournitures et des manuels scolaires qui coûtent cher et qui ne sont pas accessibles à toutes les bourses. Une contrainte que nombre de familles, celles aux revenus bas mais aussi moyens, arrivent toutefois à surmonter.

Des parents trouvent en effet des astuces pour acheter moins cher. En matière d’habillement, des élèves pourront porter les vêtements ou les tabliers que leurs frères ou sœurs plus âgés ne peuvent ou ne veulent plus mettre. C’est également le cas concernant les manuels et fournitures scolaires.

Un élève de première année primaire par exemple pourra reprendre le même livre que son grand frère ou cousin a déjà utilisé, si le contenu du manuel n’a pas été modifié entre-temps.

Souvent, des familles s’échangent entre-elles les livres ou fournitures dont leurs enfants scolarisés n’ont plus besoin après avoir changé de classe, de palier ou d’établissement.

Autre moyen pour réduire le coût des articles scolaires, la recherche des bonnes affaires dans les magasins ou sur les étals de fortune et autres espaces informels. Des parents achètent souvent sur le circuit informel des vêtements ou des articles de bonne qualité et à prix moindres ou profitent des réductions offertes par les magasins spécialisés et les grandes surfaces.

D’autres parents se déplacent ailleurs, parfois à l’intérieur du pays, là où les produits nécessaires sont disponibles, de bonne qualité et peu chers.

Des techniques différentes existent ainsi qui permettent aux parents de dépenser moins et de réaliser des économies souvent de 5% à 15% sur les prix.

La grande distribution s’empare du marché scolaire

Dans notre pays, la tendance, ces dernières années, est à la création des grands espaces de vente. L’ouverture du marché aidant et une consommation des ménages en constante croissance, supérettes, hypermarchés, grandes surfaces, très florissants ailleurs dans le monde, semblent désormais intéresser les Algériens. A la veille de la rentrée des classes, ce type de commerce mise sur les produits de la rentrée scolaire. Il s’agit d’une période cruciale pour leur chiffre d’affaires.

La création des grandes surfaces, une activité certes à ses débuts, suscite le grand intérêt des hommes d’affaires. Car, non seulement c’est un marché juteux mais aussi il leur donne la possibilité de participer à la définition des règles économiques. A Alger par exemple, avec le centre commercial de Bab Ezzouar, Uno, Ardis, et tout récemment Carrefour, la capitale commence à se mettre aux couleurs des grandes villes du monde. Les remises que pourront pratiquer les grands distributeurs sur différents produits séduisent, parfois, le commun des consommateurs. Surtout dans des périodes bien particulières, telles que la rentrée scolaire, le mois sacré, les fêtes de l’Aïd….

D’ailleurs en ce moment, dans ces lieux de ventes, cahiers, cartables et différents articles scolaires envahissent déjà les rayons. Une chose est sûre : la rentrée des classes est synonyme de dépenses importantes… et de gros bénéfices pour la grande distribution. A titre indicatif, à Uno, au centre commercial de Bab-Ezzouar, en sus de plusieurs rayons complètement occupés ou réservés par la marque Techno, plus de 70% de l’espace saisonnier est consacré à la papeterie.

C’est dire l’importance accordée par ces points de vente. Un employé au niveau de Uno, Bab-Ezzouar soutient que face à la concurrence, chacun essaye de pratiquer la campagne de promotion la plus judicieuse afin de proposer les prix les plus intéressants. Quitte à rapidement faire oublier le temps des vacances aux clients….

Alors, qui fait distinguer ces grandes surfaces par rapport aux boutiques du coin ? `En sus des campagnes de promotion et de communication en grande pompe, les enseignes ayant élu domicile au sein des grandes surfaces proposent une riche gamme de produits dont une bonne partie provient de l’importation.

Si dans la majorité des hypermarchés, des rayons entiers de trousses et de cartables sont exposés durant toute l’année, la majeure partie des ventes se fait en ces périodes pré-rentrée. Le moment propice pour gonfler le chiffre d’affaires de ces points de vente.

Source : le soir d'Algérie

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romaissa hakkar 04 Septembre 2015 à 22:44:29

oui c'est il est beau mais il faut de modifier des choses pour savoir beau et nchallah je prend le bem

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