Photo prise à Alger : Quand une ministre française donne l’exemple aux responsables algériens

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Au deuxième et dernier jour de sa visite en Algérie, la ministre française de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal, a été reçue hier par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

La ministre française de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal, se paye une balade à Alger. Elle a siroté tranquillement un thé, près de la Grande Poste comme le témoigne cette photo postée et largement relayée sur les réseaux sociaux. Les Algériens ont été surpris agréablement par la spontanéité de la dirigeante française au moment où leurs dirigeants politique s’enferment dans leur résidence ultra-surveillée de Club des Pins et leurs bureaux dans les ministères très bien quadrillés.

Les deux parties ont évoqué, entre autres, le développement de l’économie verte, selon un communiqué des services du Premier ministère.

Pays producteur et exportateur d’hydrocarbures pour l’un et pays industrialisé et donc consommateur d’énergies pour l’autre, l’Algérie et la France ont matière à discuter au sujet de l’environnement et de l’économie verte et ce, à moins de deux mois de l’ouverture à Paris de la 21e Conférence des parties des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21).
Mais l’enjeu de la visite de la ministre française à Alger, qui poursuit son périple africain est celui de convaincre les pays économiquement liés à la Chine (grand émetteur de gaz à effet de serre) à signer les recommandations qui seront dégagées de la Conférence de Paris, sachant que Pékin et aussi Washington sont les deux pôles industriels au monde qui restent réticents lorsqu’il s’agit de protéger l’environnement.

Pour rappel, l’Algérie a, dans un document intitulé «Contribution prévue déterminée au niveau national (CPDN)-Algérie», et déposée début septembre au Secrétariat de la convention climat de l’ONU, insiste sur son «innocence» historique en s’appuyant sur ses faibles émissions de gaz à effet de serre (GES) par habitant dans le demi-siècle qui vient de s’écouler.
D’entrée de jeu, l’Algérie réclame l’aide des pays porteurs de cette «dette climatique» en mettant en garde que «si elle ne la reçoit pas (l’aide) sous la forme d’un accès peu cher aux technologies permettant d’économiser l’énergie ou de passer à des sources bas-carbone, ses objectifs d’émissions resteront faibles».

Par ailleurs, le président Bouteflika a reçu hier la ministre française de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie.

L’audience s’est déroulée en présence du ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, du ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelouahab Nouri, du ministre de l’Energie Salah Khebri, et de M. Youcef Yousfi, ministre conseiller auprès du président de la République, chargé des questions de l’énergie.

kabylie-news.com

source photo : fance-algerie.com

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