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6 mois de prison et 50.000 DA d’amende pour attouchement dans un bus

#harcelement_sexuel_transport_algerie_condamnation La justice ne tolère plus aucun type d’harcèlement. Ces comportements immoraux et inadmissibles sont désormais sévèrement punis  par la justice algérienne qui tient à protéger la femme. Dernièrement, un harceleur a été condamné à 6 mois de prison et 50.000 DA d’amende.

Le harcèlement sexuel dans les transports en commun, fait des ravages en Algérie. Des hommes de différents âges, niveaux intellectuels, et situations civiles passent leur temps, dans les transports en commun, à guetter les femmes qui y montent et descendent.

À la recherche du moindre « ressenti », un regard, un mot, un geste, ou une main baladeuse. Des attouchements, des bousculades, ou des affrontements physiques. Ces pervers profitent des heures de pointe, du transport des étudiants ou de certaines lignes, pour s’entasser  dans la foule. Les victimes sont principalement des femmes. Et nombreuses sont celles qui préfèrent se taire de peur des mauvais commentaires et jugements.

Brisez le silence pour ne plus subir:

Yasmine est une victime qui a choisi de ne pas se taire. Dans un reportage diffusé, hier, sur les ondes de la radio Chaîne 3, la victime a témoigné: « j’étais dans le bus quand une main a palpé mon sein.  Cet homme  qui était debout derrière moi, a fait glisser sa main entre mon bras et mon buste. J’ai commencé à crier, le chauffeur et son receveur  sont restés silencieux. Personne n’a pris ma défense, les passagers riaient, d’autres ont tenté  de minimiser ce geste bestial : c’est bon on ne t’a pas non plus violé, m’a-t-on dit ».

Les passagers  n’ont  pourtant pas pu  dissuader Yasmine, qui au premier barrage, oblige le bus à s’arrêter pour dénoncer son harceleur. Yasmine a raconté : «le bus s’est arrêté, je suis descendue voir la gendarmerie. J’ai raconté mon agression sexuelle, et le gendarme a fait descendre mon agresseur du bus pour le questionner ». « On est restés trois heures dans ce barrage, je ne comptais pas repartir sans ma plainte » a-t-elle confié.

Une procédure judiciaire décourageante :

Yasmine a donc fait appel à la justice, et a obtenu gain de cause, malgré les lenteurs de la procédure, les préjugés de la société et les intimidations : « le chef de brigade m’a demandé si j’étais sûre de moi, il m’a expliqué que je devais aller au tribunal plusieurs fois et que ça risquait d’être lent… j’ai dit oui, je le ferais quand même».

En essayant de l’intimider une fois de plus, le procureur confie à cette jeune fille : « c’est honteux, et tout le monde saura ce qui s’est passé… ». Déterminée la victime répond : « oui je sais et je m’engage à le faire quand même ».

Près de deux mois plus tard, Yasmine obtient gains de cause. Son agresseur est condamné à 6 mois de prison et 50.000 DA d’amende. Cette jeune fille est fière de ce qu’elle a accompli, elle comprend, cependant, la réticence des autres filles.

observalgerie.com

 

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