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Protection de l’enfance : Un numéro vert pour signaler les maltraitances

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«La protection de l’enfance, une question cruciale qui concerne l’ensemble des citoyens, des institutions et les médias ont un important rôle à jouer», a indiqué, la déléguée nationale à la Protection de l’enfance,  Mme Meriem Cheurfi.
S’exprimant jeudi en marge de la cérémonie de clôture d’une session de formation organisé au profit des membres du Réseau des journalistes pour le renforcement des droits de l’enfant, Mme Cheurfi a relevé l’importance de conjuguer les efforts en vue d’assurer une meilleure protection aux enfants contre la violence, l’exploitation et contre toute autre forme d’abus.

La présidente de l’organe national pour la protection des enfants a, dans ce contexte, annoncé la mise en service du numéro vert 1111 pour le signalement de toute forme de violence ou de maltraitance faites aux enfants.  Elle a fait savoir que l’ONPPE a déjà commencé à recevoir les signalements sur son numéro vert sur la ligne mobile «Mobilis» dans le cadre d’un accord signé entre les deux parties, en attendant l’élargissement de l’opération à d’autres opérateurs de téléphonie mobile. «Une cellule composée d’équipes pluridisciplinaires formés de psychologues et de sociologues, veille à la réception des signalements concernant les atteintes aux droits de l’enfant» a-t-elle noté. Soulignant l’intérêt des pouvoir publics pour la protection de l’enfance, Mme Cheurfi a exprimé sa satisfaction quant à l’engagement des membres du Réseau de journalistes algériens à apporter leur précieuse contribution, à l’effet, d’assurer une meilleure protection aux enfants de l’Algérie. «Des progrès notables en matière de protection de l’enfance ont été accomplis en Algérie, tant sur le plan législatif que sur le plan institutionnel» a-t-elle expliqué, ajoutant que la loi sur la protection de l’enfance, promulguée en 2015 en est une preuve concrète.
La présidente de l’Organe qui a mis l’accent sur la nécessité de préserver cet acquis, a indiqué que le développement et l’épanouissement des enfants ne peuvent être assurés sans la garantie de leur protection contre toute forme de violence.

Organisée à l’initiative de l’Organe national de la protection et de la promotion de l’enfance (ONPPE),  la formation de trois jours a été initiée en collaboration avec le bureau de l’Organisation internationale de la réforme pénale (PRI), pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) et en coordination avec le ministère de la Communication. Encadrée par des experts algériens et étrangers, la formation a pour objectif de renforcer davantage les connaissances des journalistes, membres du réseau «ami de l’enfance», issus de différents supports médiatiques (presse écrite et de l’audiovisuel), sur les questions relatives aux droits de l’enfant. C’est également, une occasion de s’imprégner sur les modalités susceptibles d’assurer à cette frange de la société une protection effective, en se dotant des compétences en la matière.

Pour sa part, le directeur des projets au bureau de la PRI pour la région MENA, Mohamed Chabana, a indiqué que cette session de formation s’inscrivait dans le cadre de la convention de coopération conclue avec l’ONPPE à Alger en 2017, portant sur l’échange des expériences et l’accompagnement technique, notamment à travers les cycles de formation.  M. Chabana  a également salué les réalisations accomplies par l’Algérie dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’enfant en se dotant d’importants moyens pour garantir à ses enfants cette protection. Selon le responsable, l’Algérie est le premier pays dans le monde arabe à avoir instauré une loi relative à la protection des droits de l’enfant (la loi 12-15), précisant que cette loi s’aligne parfaitement avec les principes de la convention internationale des doits  des enfants. Et d’ajouter que la création de l’Organe national pour la protection et la promotion des enfants qui est placée sous la tutelle du premier ministre, est premier du genre dans le monde Arabe est une preuve concrète de l’intérêt qu’accorde l’Algérie  pour l’enfance en général et ceux en situation de détresse en particulier.
De son côté, M. Madjid Hamdane, expert et membre de l’Organisation internationale de la réforme pénale, a mis l’accent sur la nécessité de former une presse spécialisée dans les questions liées à l’enfance, en s’orientant sur le préventif au lieu du curatif. «Les médias doivent avoir un rôle de prévention contre les dangers auxquelles sont confrontés les enfants», a-t-il signalé.

Pour sa part, Mme M’Barka Sakhri, expert juridique et  conseillère à l’ONPPE a mis la lumière sur les modalités de prise en charge des enfants en situation de danger, en évoquant la protection judiciaire et sociale de ces derniers représenté par  les services du milieu ouvert (SMO) implantés dans les 48 wilayas.
Il faut noter que le Réseau de journalistes algériens  s’est fixé comme objectif de placer l’intérêt supérieur de l’enfant au-dessus de toute considération et à véhiculer la culture des droits de l’enfant dans la société.

source : elmoudjahid.com

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