LE DG de l’Enacta l’a révélé hier : Des véhicules d’origine non identifiée sur nos routes

fLE DG de l’Enacta l’a révélé hier

Des véhicules d’origine non identifiée sur nos routes

Par : journal liberté  

C’est Abdallah Leghrieb, directeur général de l’Enacta, qui tire la sonnette d’alarme sur ces véhicules “hors normes” qui constituent un danger public.

“La qualité et la conformité des véhicules importés relèvent du ministère de l’Énergie et des Mines à travers le service de l’homologation, mais il nous permet d’avoir la traçabilité sur la qualité du produit. Car, après tout, le véhicule n’est pas un produit ordinaire. Il exige beaucoup de paramètres de sécurité. Aussi, seuls les concessionnaires seront responsables des services après-vente et de la disponibilité de la pièce de rechange. Donc, cette loi (loi de finances 2014, ndlr) tombe à point nommé pour remettre de l’ordre, afin d’identifier les responsabilités.” C’est ce qu’a déclaré, hier, Abdellah Leghrieb, directeur général de l’Entreprise nationale du contrôle technique automobile (Enacta) lors de son passage à l’émission de la Chaîne III, “L’invité de la rédaction”. Interrogé à ce sujet, M. Leghrieb n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qui se passe actuellement sur le marché du véhicule neuf en Algérie. Bien placé pour le dire à travers le contrôle technique, l’orateur abordera ensuite l’origine des voitures importées, un axe qualifié d’“important”. “Cet axe nous renseigne sur un nombre de prestations du véhicule, notamment sa durée de vie qui ne doit pas être inférieure à 5 et 10 ans. Mais ces véhicules sont importés d’un peu partout et nous ignorons l’origine de leur montage. Aujourd’hui, si nous n’arrivons pas à l’entretenir correctement, donc à bricoler, cela aura fatalement des répercussions”, dira encore M. Leghrieb.
Le patron de l’Enacta ne s’arrêtera pas là. Il dira en substance que “l’origine du véhicule est extrêmement importante, car à la longue, sa traçabilité nous permettra de demander au constructeur d’effectuer les ajustements qu’il faut en matière de sécurité et de son suivi. Dans le cas contraire, on ne sait pas vers qui se tourner demain !”. D’ailleurs, et pour illustrer cet état de fait, il révélera que “lors des accidents de la circulation, on a eu du mal à extraire les victimes de leurs véhicules. Et ça, c’est fatal ! C’est une grave défaillance. Car, ce genre de véhicules ne jouissent ni de sécurité active, ni de sécurité passive”. Il citera, entre autres, la dilatation des matériaux due aux grandes chaleurs et qui condamnent les victimes, surtout au Grand-Sud. Et là, si la voiture prend feu, c’est le drame. Évoquant la responsabilité des acheteurs, il mettra en avant le choix lors de l’acquisition d’une voiture. Indirectement, il fera savoir que les voitures moins équipées, donc moins chères, sont les plus vulnérables et plus exposées à ce genre de situation.

5 000 véhicules retirés et 40 000 autres en sursis en 2013
Revenant au contrôle technique, M. Leghrieb rappellera que les 10 organes de contrôle sont obligatoires, y compris certains points extérieurs et l’habitacle. Mais, depuis avril dernier, date d’entrée en vigueur du nouveau dispositif, le contrôle est devenu plus sévère.
Ainsi, près de 5 000 véhicules particuliers et utilitaires ont été retirés de la circulation alors que 40 000 autres véhicules ont été mis en sursis par les organes de contrôle techniques à cause des défaillances. “Le danger réside dans le fait que les propriétaires des véhicules retirés et soumis à la contrevisite, continuent de rouler ! Nous sommes en train de travailler avec le ministère des Transports afin d’effectuer une traçabilité pour interpeller ces automobilistes qui mettent en danger leur vie et celle des autres. Là, il faut impliquer les services de sécurité et les agences de contrôle pour un travail de coordination pour retirer les documents aux réfractaires pour effectuer les réparations. C’est de cette manière que nous pourrons arriver aux solutions concrètes dans l’intérêt de la sécurité routière.”
Cette idée sera ainsi soumise aux assises nationales sur les transports. Concernant les véhicules âgés de 20 ans, M. Leghrieb a élagué la question arguant que l’Enacta se limite à la seule tâche du contrôle technique et non au facteur âge. “Il y a bien des véhicules neufs et qui sont dans un état lamentable !”, se justifiera-t-il. Pourtant, la disposition de retirer ces véhicules a bel et bien été promulguée. Mais bon, à chacun son champ d’intervention.
En revanche, M. Leghrieb interpelle les transporteurs de marchandises dont les véhicules sont défaillants, car, dit-il, “le contrôle technique est un acte volontaire et citoyen.” En ce sens, il rappellera la périodicité du contrôle et la responsabilité pénale du conducteur, non sans interpeller les services de sécurité pour arrêter les personnes réfractaires à la loi. D’autant que l’Enacta dispose de 307 agences, 3 stations mobiles et 703 lignes de contrôle mises à la disposition des automobilistes pour effectuer le contrôle technique et d’éviter les accidents mortels sur la route. Y compris dans les localités enclavées du Grand-Sud, ou encore dans les sites pétroliers de Sonelgaz où 17 000 véhicules ont été contrôlés par les brigades mobiles. Cela va sans dire que l’Enacta a également sévi pour retirer des agréments aux agents qui effectuent des contrôles de complaisance.
En 2013, une agence a été fermée, alors que 30 autres agences ont vu leur agrément retiré. Quatre autres agences ont reçu des avertissements. Ce chiffre sera revu à la hausse, selon M. Leghrieb. Depuis 2003, plus de 21 238 111 véhicules ont été contrôlés. Sur ce chiffre global, 556 459 sont soumis à la contrevisite, 218 608 véhicules immobilisés et 775 067 autres voitures soumises partiellement à l’immobilisation durant la même période. Aux yeux de M. Leghrieb, “le parc automobile se rajeunit davantage et cela peut régler beaucoup de problèmes sur nos routes.”

 

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